Les 115 chefs d'accusation contre Man City Voir les diapos

Les 115 chefs d'accusation contre Man City : l'histoire en 35 diapos

Déguisé jusqu'ici

Commence en 2009/10

0,00 M£

Constat de la décision S'ajoute au total cumulé Contexte tiré de la presse Texte caviardé par la Premier League Argent réellement payé par les sponsors Argent d'ADUG comptabilisé comme autre chose +£En vert : ce qui vient de s'ajouter au total cumulé ¶ = paragraphe de la décision

1998–2008

Avant l'argent

Quand l'argent d'Abou Dabi est arrivé, City était un club de milieu de tableau, avec un passé au troisième échelon.

  1. 1998Fin de la saison 1997/98

    Chute au troisième échelon

    City a été relégué en Division Two. C'était la première fois en plus de 100 ans que le club tombait au troisième échelon du football anglais.

    Décision¶47

  2. 2002Fin de la saison 2001/02

    Retour en Premier League

    City a retrouvé l'élite. Les saisons suivantes, le club a terminé entre la 8e et la 15e place.

    Décision¶47

  3. 2008

    En 2008, le Club était déficitaire et ne prospérait pas, à la suite d'une longue période de sous-investissement.
    Décision principale ¶48
  4. sept. 2008

    ADUG rachète le club

    ADUG, une société d'investissement privée d'Abou Dabi détenue en dernier ressort par Sheikh Mansour, a acheté 90 % de City. Elle a acquis les 10 % restants l'année suivante. Sheikh Mansour a écrit une lettre ouverte à ses « compagnons supporters de Manchester City », affirmant qu'il achetait le club à titre privé. Selon la commission, il semble l'avoir fait pour répondre aux spéculations des médias, qui affirmaient que le club avait en réalité été acheté par l'émirat d'Abou Dabi lui-même.

    Décision¶49

  5. 2008/09et 2009/10

    485 M£ du propriétaire en deux saisons

    Dès sa première saison, ADUG a injecté plus de 190 M£ de fonds propres dans le club, puis 295 M£ de plus en 2009/10. Pendant des années ensuite, City n'a cessé de demander des fonds à ADUG, et ADUG n'a cessé de payer.

    Décision¶53

2009

Le problème

Les dépenses dépassaient de loin les revenus, et de nouvelles règles se préparaient, qui compteraient le parrainage mais ignoreraient l'argent d'un propriétaire.

  1. Fin 2009

    Les contrats ne viennent pas

    Au second semestre 2009, City n'avait pas obtenu les revenus commerciaux prévus à son budget. Conclure des contrats, y compris avec des sponsors d'Abou Dabi, s'avérait plus difficile que prévu. Le club prévoyait de très lourdes pertes pour 2009/10 et les années suivantes.

    Décision¶64

  2. 2009/10

    Un record que City refusait de battre

    il existait une réelle crainte que les pertes totales du Club pour la saison 2009/10 ne dépassent ce qui était alors le record de perte financière sur une seule saison d'un club membre de la PL (Chelsea FC en 2006), soit 140 millions de livres. C'était un record que le Club tenait absolument à ne pas battre
    Décision principale ¶65(a)

  3. 2009

    L'argent du propriétaire ne compterait pas

    L'UEFA préparait des règles de fair-play financier fondées sur un test d'équilibre financier. L'argent versé par un propriétaire ne compterait pas comme revenu. Le parrainage, si. Davantage d'argent d'ADUG ne pouvait pas régler le problème de City. Seuls des revenus commerciaux bien plus importants le pouvaient, et vite.

    Décision¶65(b), ¶66

2010

Le système

La commission l'appelle le système de financement déguisé. Il faisait passer l'argent du propriétaire pour du parrainage.

  1. Début 2010

    Le plan

    début 2010, le Club a conçu un plan visant à déguiser le financement par l'actionnaire (c'est-à-dire les apports en fonds propres versés par ADUG) en “revenus de partenaires commerciaux”
    Décision principale ¶67

  2. Le mécanisme

    1. City signe un contrat de parrainage avec une entreprise d'Abou Dabi. Le montant prévu au contrat, le montant de parrainage inscrit, est bien supérieur à la valeur du marché.

    2. Le sponsor n'en doit, et n'en paie, jamais qu'une fraction. La décision l'appelle la somme de base.

    3. ADUG verse le reste à City. La décision l'appelle la somme ajoutée.

    4. City comptabilise l'intégralité du montant comme revenu de parrainage et cache que la somme ajoutée provient de son propriétaire.

    Décision¶63, ¶67, ¶72, ¶80. Totaux pour 2009/10–2017/18.

  3. Dès 2010

    Des documents sur mesure

    nous avons conclu que les étaient des documents établis par ou sur ses instructions dans le but a) de rassurer les sponsors d'Abou Dabi sur le fait que, quels que soient les termes réels du contrat de parrainage d'Abou Dabi conclu, leurs propres engagements et obligations n'excéderaient pas le montant de base, et b) de dissimuler l'existence du système de financement déguisé et la réalité des contrats de parrainage d'Abou Dabi à des tiers tels que les régulateurs et les auditeurs, si le besoin s'en faisait sentir.
    Décision principale ¶78. Les barres noires sont les caviardages de la Premier League.
  4. Chaque saison

    Caché même aux auditeurs

    City a « ajusté » le système de temps à autre pour le garder caché et prévenir les questions embarrassantes des régulateurs et de ses auditeurs. Cela a fonctionné pendant des années. Les régulateurs, et même les propres auditeurs de City, ignoraient la véritable origine de l'argent du « parrainage ».

    Décision¶71, note 7

  5. Lexique

    Montant de parrainage inscrit
    Le montant inscrit au contrat.
    Somme de base
    La part que le sponsor devait et payait réellement.
    Somme ajoutée
    Le reste, payé par ADUG.
    ADUG
    Abu Dhabi United Group, la société qui possédait City.
    AD
    Abou Dabi.
    FMV
    Juste valeur marchande.
    PSR
    Les règles de rentabilité et de durabilité de la Premier League.
    CLFFPRs
    Le règlement de l'UEFA sur l'octroi de licence aux clubs et le fair-play financier.

2009–2018

Neuf saisons

Saison après saison, l'essentiel du parrainage d'Abou Dabi de City était de l'argent d'ADUG. Le total en bas de votre écran additionne tout ce que la commission a établi, au fil du défilement. Chaque nouveau montant apparaît en vert.

Les neuf saisons

Ce que City a déclaré, et la réalité

Payé par les sponsors (somme de base) Payé par ADUG, comptabilisé comme parrainage (somme ajoutée) Titre de champion
Comptabilisé comme parrainage 949,94 M£Payé par les sponsors 119,25 M£Payé par ADUG 830,69 M£
Voir les chiffres sous forme de tableau
SaisonComptabilisé comme parrainage (M£)Payé par les sponsors (M£)Payé par ADUG (M£)Part d'ADUG
Décision principale ¶72 et tableau de la note 8. Touchez ou survolez une saison pour voir ses chiffres.

L'addition complète

Plus de 900 M£, ligne par ligne

Revenus gonflés
Compléments d'ADUG comptabilisés comme parrainage, 2009/10–2017/18830,690 M£
Vente des droits à l'image à Fordham comptabilisée comme revenu24,500 M£
Coûts tenus hors des comptes
Fordham : paiements des droits à l'image des joueurs49,414 M£
Contrat parallèle de l'entraîneur, 2009/10–2012/138,866 M£
Salaire et droits à l'image d'un joueur, 2010/11–2015/167,400 M£
Un troisième contrat de conseil, une saison0,500 M£
Total921,370 M£
Montants tirés de la décision principale, ¶101. Le total est notre addition ; le communiqué de la Premier League évoque « plus de 900 millions de livres ». La note 12 ajoute que les comptes de 2014/15 et de 2017/18 auraient dû indiquer par la suite que 1,5 M£ et 5,625 M£ du prix de la cession à Fordham n'avaient pas été payés.

2017–2020

Au grand jour

Le système est resté caché pendant neuf saisons. Un piratage des serveurs du club y a mis fin.

  1. 2017

    Le piratage

    Les serveurs de City ont été piratés.

    Décision¶103

  2. nov. 2018

    Der Spiegel publie

    Le magazine allemand a publié une série d'articles mettant en cause, entre autres, la véritable origine des montants de parrainage de City.

    Décision¶103

  3. déc. 2018

    Deux enquêtes ouvertes

    Les articles ont déclenché des enquêtes de l'UEFA et de la Premier League. La Premier League a ouvert la sienne en décembre 2018.

    Décision¶104 · Communiqué de la PL29 sept. 2026

  4. févr. 2020

    L'UEFA exclut City

    L'UEFA a exclu City de ses compétitions de clubs pendant deux saisons et lui a infligé une amende de 30 M€.

    ContexteUEFA et articles de presse, 14 févr. 2020

  5. juil. 2020

    Le TAS annule l'exclusion

    Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annulé l'exclusion prononcée par l'UEFA. Il a estimé que la plupart des manquements présumés étaient soit non établis, soit prescrits, et a ramené l'amende à 10 M€ pour défaut de coopération de City à l'enquête de l'UEFA. La commission traite de cette sentence dans l'annexe 12, qui n'a pas encore été publiée.

    ContexteUEFA et articles de presse, 13 juil. 2020 · Décision¶104

2018–2023

Quatre ans de résistance

L'enquête de la Premier League a duré quatre ans. La commission a estimé que City s'était employé à l'entraver.

  1. 2018–2023de déc. 2018 à févr. 2023

    Bloquer l'enquête

    Le Club a déployé des efforts concertés pour arrêter et entraver l'enquête de la PL.
    Décision principale ¶157

    La Premier League avait porté quatre chefs d'accusation relatifs à la coopération. Trois ont été établis : l'essentiel du 4(A), et l'intégralité des 4(C) et 4(D). Le chef d'accusation 4(B) n'a pas été établi. Le détail figure dans les annexes 33 et 34, pas encore publiées.

    Règles citées

    Décision¶157 · Communiqué de la PL29 sept. 2026

  2. 6 févr. 2023

    Accusé

    La Premier League a renvoyé City devant une commission indépendante pour plus de 100 manquements présumés à ses règles. City a dit se féliciter de cet examen et a invoqué « un ensemble complet de preuves irréfutables » à l'appui de sa position.

    Communiqué de la PL6 févr. 2023 · Contextecommuniqué de City, 6 févr. 2023

  3. juin 2023

    Le triplé

    Quatre mois après avoir été accusé, City a remporté la Premier League, la FA Cup et la Ligue des champions.

    Contextearticles de presse, juin 2023

  4. 2023–2024

    Les dossiers

    Les chefs d'accusation et l'exposé des faits de la Premier League représentaient environ 500 pages, plus 50 pages d'informations complémentaires. La réponse de City dépassait 200 pages et contestait chaque chef d'accusation. La communication des pièces a imposé de passer au crible de nombreux millions de documents, l'essentiel de la charge pesant sur City.

    Décision¶10–¶12, ¶15

2024

L'audience

Trois membres de la commission, 42 jours d'audience et une défense à laquelle la commission n'a pas cru.

  1. 16 sept. – 6 déc. 2024

    42 jours

    L'audience s'est tenue à huis clos. Des témoins ont déposé lors de 34 des 42 jours. La commission a entendu 27 témoins des faits, 6 cités par la Premier League et les autres par City, ainsi que des experts dans six domaines, de la politique d'Abou Dabi au droit suisse. Les transcriptions comptaient environ 7 000 pages.

    Décisionpage de garde, ¶15–¶16, ¶18, ¶27

  2. La thèse de City

    L'explication par le CPC

    City a soutenu que chaque sponsor avait payé l'intégralité de son montant sur ses propres fonds. Lorsque des sponsors avaient besoin d'aide, selon City, le gouvernement d'Abou Dabi la leur apportait par l'intermédiaire d'un organisme appelé le CPC, exactement à hauteur des montants que la Premier League qualifiait de sommes ajoutées. La commission a rejeté cette version comme fausse.

    il s'agissait d'une “explication” que le Club avait concoctée bien après les faits pour tenter de brouiller et de dissimuler la réalité du système de financement déguisé
    Décision principale ¶77

    Décision¶76–¶77, note 9

  3. Témoins

    Des témoignages jugés faux par la commission

    les dépositions de plusieurs témoins des faits de premier plan, cités pour témoigner au nom du Club, étaient fausses sur un certain nombre de points essentiels, et que certains de ces témoins des faits avaient fait à l'audience des déclarations qu'ils savaient fausses et avaient donc été malhonnêtes.
    Décision principale ¶29

    Décision¶29. Les noms figurent dans l'annexe 6, pas encore publiée.

  4. Arguments

    Les attaques de City contre la Premier League échouent

    City a critiqué la manière dont la Premier League avait mené l'enquête et les poursuites, et a même contesté son pouvoir de porter ces chefs d'accusation. La commission a rejeté ces critiques et ces contestations. Aucun des moyens de défense de City n'a abouti.

    Décision¶36, ¶108

2025–2026

Le verdict

Près de deux ans après la fin de l'audience, la décision est tombée.

  1. 662 joursdu 6 déc. 2024 au 29 sept. 2026

    L'attente

    Il nous a fallu beaucoup plus de temps que nous ne l'aurions souhaité, et beaucoup plus que nous ne l'avions prévu à la clôture de l'audience, pour rendre notre décision. C'est regrettable.
    Décision principale ¶18

  2. 25 sept. 2026

    La fuite

    Quatre jours avant la publication de la décision, The Athletic a rapporté que City avait été reconnu coupable de tous les chefs d'accusation sauf un. Le président de City a répondu par une lettre aux supporters.

    Contextearticles de presse, 25 sept. 2026 · lettre du président de Manchester City

  3. 29 sept. 2026

    Coupable

    La Premier League a publié une décision principale caviardée de 40 pages. Tous les chefs d'accusation financiers ont été établis, ainsi que trois des quatre chefs d'accusation relatifs à la coopération. Les annexes contenant le raisonnement détaillé suivront.

    Par sa conduite, le Club entendait clairement contourner les Règles de la PL.
    Décision principale ¶114, phrase répétée pour chaque chef d'accusation financier
    Cette affaire disciplinaire, et cette décision, sont les plus importantes de l'histoire de la Premier League.
    Richard Masters, directeur général de la Premier League

    Communiqué de la PL29 sept. 2026 · Lire la décision principale (PDF) · Communiqué de la Premier League (texte)

  4. 29 sept. 2026

    La réponse de City

    City s'est dit « à la fois déçu et surpris par l'avis de la commission de la Premier League », a affirmé être « innocent des accusations portées par la Premier League » et a estimé que « l'avis contient des erreurs substantielles manifestes, de droit, de principe et de fait, et n'est pas fiable ».

    Contextecommuniqué de Manchester City, 29 sept. 2026

  5. Après le verdict

    Réactions

    La Fédération anglaise de football a estimé que la décision a « des implications importantes pour l'intégrité du jeu ». Le dirigeant du Régulateur indépendant du football a déclaré qu'elle « soulève de graves questions ».

    Contextearticles de presse

  6. 1er oct. 2026

    City fait appel

    Le 1er octobre à 19 h, la veille de la date limite, City a déposé ce qu'il a qualifié d'« appel exhaustif ». Sa position ferme, a-t-il déclaré, est que « l'avis contient des erreurs substantielles manifestes ». La Premier League a confirmé l'appel le lendemain. Une commission d'appel de trois membres l'examinera à huis clos.

    Communiqué de la PL2 oct. 2026 · Contextecommuniqué de Manchester City, 1er oct. 2026

Les chefs d'accusation

Chaque chef d'accusation, chaque saison

Ce qui a été établi, les saisons couvertes par chaque chef d'accusation et les règles en cause.

D'où vient le chiffre « 115 »

  • 54Informations financières exactes, 2009/10–2017/18
  • 14Détail complet de la rémunération de l'entraîneur et des joueurs
  • 5Règles de l'UEFA, 2013/14–2017/18
  • 7Règles de dépenses de la Premier League, 2015/16–2017/18
  • 35Coopération à l'enquête, déc. 2018–févr. 2023
ContexteLa décision évoque « bien plus de 100 » manquements (¶1). Ce décompte provient des articles de presse sur les chefs d'accusation de 2023. Selon la presse, 114 des 115 ont été établis.

Le règlement

La numérotation des règles a changé d'une saison à l'autre. Les numéros ci-dessous sont ceux que la Premier League a cités en accusant City le 6 février 2023. Les citations sont tirées de ce communiqué des chefs d'accusation, sauf mention contraire.

Ce que la commission n'a pas retenu

  • Le chef d'accusation 4(B), l'un des quatre relatifs à la coopération, n'a pas été établi.¶157

  • La Premier League a admis que deux des parrainages d'Abou Dabi étaient de véritables contrats, conclus dans des conditions de pleine concurrence à leur juste valeur marchande. Leur identité est caviardée.¶58–¶60

  • Il n'y avait aucune preuve directe que ait eu connaissance du système. La commission a conclu qu'il avait fonctionné à l'insu de .¶70

  • Elle ne s'est pas prononcée sur la thèse de la Premier League concernant la politique et la gouvernance d'Abou Dabi, car ce n'était pas nécessaire.¶75

  • La plupart des volets du Project Longbow étaient de véritables tentatives d'augmenter les revenus. Fordham faisait exception.¶84

  • La plupart des témoins s'efforçaient de témoigner honnêtement.¶29

À suivre

La suite de la procédure

La commission a tranché sur les faits. City a fait appel, et une audience distincte décidera de la sanction.

Communiqués de la PL29 sept. et 2 oct. 2026